Une armée d’avocats, d’experts fiscaux, de banques, de sociétés de conseils sont au service de ceux qui veulent recourir aux Paradis Fiscaux.

Ceux-ci se sont développés dans l’indifférence, quand ce n’est pas avec la complicité des pouvoirs publics. Sous la pression des citoyens, largement informés par les travaux du Consortium International de Journalistes d’Investigation, et face à la nécessité de trouver de nouvelles recettes fiscales, les gouvernements et les Institutions Internationales ont dégagé, ces derniers temps, quelques moyens susceptibles, sinon de mettre fin aux paradis fiscaux, du moins d’en limiter les nuisances.

Il n’en demeure pas moins que beaucoup de chemin reste à faire et que, contrairement à ce qu’affirmait Nicolas Sarkozy en 2009, les Paradis Fiscaux, ce n’est pas fini.
D’autant plus que, pour lutter contre ceux-ci, il faut une forte volonté politique afin de s’opposer aux puissants lobbies. Et à ce sujet on peut avoir quelques doutes.
La lutte contre les paradis fiscaux est aussi un enjeu de démocratie car, à partir du moment où l’évitement fiscal de se développe, c’est le contrat social qui est menacé. On rappellera ici la Déclaration des Droits de l’Homme qui précise bien dans son article 13 que chacun doit payer en fonction de ses capacités : « Pour l’entretien de la force publique et pour les dépenses d’administration une contribution commune est indispensable ; elle doit être également répartie entre les citoyens en raison de leurs facultés ».

Importance des paradis fiscaux, avancées mais aussi insuffisances dans la lutte contre ceux-ci, telle est la situation présente que nous développerons dans cette conférence.